poemas franceses na voz de Natalie Dessay

A pasada primavera, a soprano gala Natalie Dessay ofreceu unha Gala Lírica como liederista no Palacio da Ópera da Coruña. Pedíronme a tradución a castelán dos poemas franceses que ía interpretar -musicados por Duparc, Poulenc, Fauré e Debussy-.

Escoitádea un cachiño. A súa voz é fibra de carbono que leva dereita á estratosfera.

Máis traducións aquí.

E notas ao programa da Orquestra Sinfónica de Galicia acolá.

Índice desta escolma:

[A].- Henri Duparc: poemas de Henri Cazalis e Téophile Gautier
[B].- Francis Poulenc: poemas de Louise de Vilmorin
[C].- Gabriel Fauré: poemas de Paul Verlaine
[D].- Claude Debussy: poemas de Stéphane Mallarmé e Paul Bourget

[A]

Henri Duparc (1848 – 1933) 

Éxtasis

Texto de Henri Cazalis (1840 – 1909)

Sobre un pálido lirio mi corazón duerme
un sueño dulce como la muerte…
exquisita muerte perfumada
del hálito de mi amada…
Sobre tu pálido seno mi corazón duerme
un sueño dulce como la muerte…

 

Al país en guerra

Texto de Théophile Gautier (1811 – 1872)

I

Al país en guerra
se ha marchado mi amigo adorado;
¡le parece a mi corazón desolado
que sólo quedo yo sobre la tierra!
Al partir, en el beso del adiós
se me llevó el alma de la boca.
¿Qué lo retiene tanto, Dios mío?
He ahí el sol que se pone,
y yo, sola en mi torre,
aguardo aún su regreso.

II

Las palomas se arrullan sobre el tejado
con amor se arrullan;
y con un son encantador y triste
las aguas fluyen bajo los sauces
y me siento a punto de llorar;
mi pecho como un lirio en flor revienta
y ya no puedo esperar más.
He ahí la luna blanca que brilla
y yo, sola en mi torre,
aguardo aún su regreso.

III

Alguien sube la rampa a zancadas:
¿no será él, mi dulce amante?
No es él, sino tan solo
mi pequeño paje con un candil.
Vientos nocturnos, decidle
que él es mi razón y mi sueño,
mi dicha toda y mi congoja.
He ahí que llega la aurora,
y yo, sola en mi torre,
aguardo aún su regreso.

Tradución de Estíbaliz Espinosa

 

Henri Duparc (1848 – 1933)

Extase
Text by Henri Cazalis (1840 – 1909)

Sur un lys pâle mon cœur dort
D’un sommeil doux comme la mort…
Mort exquise, mort parfumée
Du souffle de la bien-aimée…
Sur ton sein pâle mon cœur dort
D’un sommeil doux comme la mort…

Au pays où se fait la guerre
Text by Théophile Gautier (1811 – 1872)

I

Au pays où se fait la guerre
Mon bel ami s’en est allé ;
Il semble à mon cœur désolé
Qu’il ne reste que moi sur terre !
En partant, au baiser d’adieu,
Il m’a pris mon âme à ma bouche.
Qui le tient si longtemps, mon Dieu ?
Voilà le soleil qui se couche,
Et moi, toute seule en ma tour,
J’attends encore son retour.

II

Les pigeons sur le toit roucoulent,
Roucoulent amoureusement ;
Avec un son triste et charmant
Les eaux sous les grands saules coulent.
Je me sens tout près de pleurer ;
Mon cœur comme un lis plein s’épanche,
Et je n’ose plus espérer.
Voici briller la lune blanche,
Et moi, toute seule en ma tour,
J’attends encore son retour.

III

Quelqu’un monte à grands pas la rampe :
Serait-ce lui, mon doux amant ?
Ce n’est pas lui, mais seulement
Mon petit page avec ma lampe.
Vents du soir, volez, dites-lui
Qu’il est ma pensée et mon rêve,
Toute ma joie et mon ennui.
Voici que l’aurore se lève,
Et moi, toute seule en ma tour,
J’attends encore son retour.

[B]

Francis Poulenc (1899 – 1963) 

Esponsales de risa
Textos de Louise de Vilmorin (1902 – 1969)

La dama de Andrés

Andrés no conoce a la dama
que hoy lleva de la mano.
¿Tendrá un corazón de día
y por la noche tendrá alma?

Al regreso de un baile campestre
¿se ha ido con vestido ligero
a buscar el anillo en un pajar
de los esponsales del azar?

¿Ha tenido miedo, en la noche,
acechada por sombas de ayer
en su jardín, mientras el invierno
avanzaba por la gran avenida?

Él la amó por su color,
por su buen humor de domingo.
¿Empalidecerá ella como las hojas blancas
de su álbum de mejores tiempos?

Sobre la hierba

No puedo decir nada más
ni hacer nada más por él
murió por su amada
murió por su bella muerte
fuera
bajo el árbol de la Ley
en pleno silencio
en pleno paisaje
sobre la hierba.
Murió inadvertido
gritando que se iba
llamando
llamándome
pero qué lejos estaba yo
su voz no me decía nada.
Él se ha muerto en el bosque, solo
bajo su árbol de la infancia
Y nada más puedo decir
ni hacer nada más por él.

Vuela [1]

Al ir a ponerse el sol
se refleja en el barniz de mi mesa:
es el queso redondo de la fábula
justo bajo mis rojas tijeras.

Pero dónde está el cuervo? – Vuela

Y cosería ahora pero un imán
atrae hacia sí mis agujas.
En la plaza, jugadores de petanca
pasan el rato de una a otra.

Pero, ¿dónde está mi amante? – Roba

Es un ladrón a quien por amante tengo
el cuervo roba y mi amante roba
el ladrón de corazón falta a su palabra
y el ladrón de queso se ausenta.

Pero, ¿dónde está la felicidad? – Vuela

Lloro bajo el sauce llorón
mezclo mis lágrimas con su hojas
lloro porque quiero que me quieran
y a mi ladrón no le gusto nada.

Pero, ¿dónde está el amor? – Roba

Encontradle rima a mi sinrazón
y por los caminos del paisaje
devolvedme a mi amor ladrón
que hurta corazones y me vuelve loca.

Quiero que mi ladrón me robe a mí.

Mi cadáver es suave como un guante

Mi cadáver es suave como un guante
suave como un guante de piel helada
y mis pupilas ciegas
vuelven mis ojos piedras blancas.

Dos piedras blancas en mi rostro,
las dos mudas en el silencio
ensombrecidas aún por un secreto
cargadas con el peso de cuanto han visto.

Mis dedos tantas veces dispersos
se juntan como los de una santa
apoyados en lo hondo de mis lamentos
en el nudo de mi corazón parado.

Y mis pies son las montañas,
los dos últimos montes que vi
en el momento en que perdí
la carrera que los años ganan.

Mi recuerdo es fiel a lo que fue,
niños, lleváoslo deprisa
venga, venga, mi vida ya se fue
mi cadáver es suave como un guante.

Violín

Pareja de amantes de acentos remotos,
el violín y su violinista me cautivan.
¡Ay, adoro esos tensos gemidos
sobre la cuerda del malestar!

Al acorde de sogas de ahorcados
a la hora en que la ley se silencia
el corazón en forma de fresa
se ofrece al amor como exótico fruto.

Flores

Flores prometidas, flores en tus brazos
Flores salidas del paréntesis de un paso
¿Quién te traía esas flores de invierno
salpicadas de arena de mar?

Arena de tus besos, de amores marchitos, flores.
Los ojos bonitos son de ceniza y en la chimenea
un corazón ornamentado de quejas
arde con imágenes santas.

Flores prometidas, flores en tus brazos.
Flores salidas del paréntesis de un paso.

Tradución de Estíbaliz Espinosa

Francis Poulenc (1899 – 1963)

Fiançailles pour rire
Texts by Louise de Vilmorin (1902 – 1969)

La Dame d’André

André ne connait pas la dame
Qu’il prend aujourd’hui par la main.
A-t-elle un cœur à lendemains,
Et pour le soir a-t-elle une âme?

Au retour d’un bal campagnard
S’en allait-elle en robe vague
Chercher dans les meules la bague
Des fiançailles du hasard?

A-t-elle eu peur, la nuit venue,
Guettée par les ombres d’hier,
Dans son jardin, lorsque l’hiver
Entrait par la grande avenue?

Il l’a aimée pour sa couleur,
Pour sa bonne humeur de Dimanche.
Pâlira-t-elle aux feuilles blanches
De son album des temps meilleurs?

Dans l’herbe

Je ne peux plus rien dire
Ni rien faire pour lui.
Il est mort de sa belle
Il est mort de sa mort belle
Dehors
Sous l’arbre de la Loi
En plein silence
En plein paysage
Dans l’herbe.
Il est mort inaperçu
En criant son passage
En appelant
En m’appelant.
Mais comme j’étais loin de lui
Et que sa voix ne portait plus
Il est mort seul dans les bois
Sous son arbre d’enfance.
Et je ne peux plus rien dire
Ni rien faire pour lui.

Il vole

En allant se coucher le soleil
Se reflète au vernis de ma table:
C’est le fromage rond de la fable
Au bec de mes ciseaux de vermeil.

Mais ou est le corbeau ? Il vole.

Je voudrais coudre mais un aimant
Attire à lui toutes mes aiguilles.
Sur la place les joueurs de quilles
De belle en belle passent le temps.

Mais où est mon amant ? Il vole.

C’est un voleur que j’ai pour amant,
Le corbeau vole et mon amant vole,
Voleur de cœur manque sa parole
Et le voleur de fromage est absent.

Mais où est le bonheur ? Il vole.

Je pleure sous le saule pleureur
Je mêle mes larmes à ses feuilles
Je pleure car je veux qu’on me veuille
Et je ne plais pas à mon voleur.

Mais où donc est l’amour ? Il vole.

Trouvez la rime à ma déraison
Et par les routes du paysage
Ramenez-moi mon amant volage
Qui prend les cœurs et perd ma raison.

Je veux que mon voleur me vole.

Mon cadavre est doux comme un gant

Mon cadavre est doux comme un gant
Doux comme un gant de peau glacée
Et mes prunelles effacées
Font de mes yeux des cailloux blancs.

Deux cailloux blancs dans mon visage,
Dans le silence deux muets
Ombrés encore d’un secret
Et lourds du poids mort des images.

Mes doigts tant de fois égarés
Sont joints en attitude saint
Appuyées au creux de mes plaintes
Au nœud de mon cœur arrêté.

Et mes deux pieds sont les montagnes,
Les deux derniers monts que j’ai vus
A la minute où j’ai perdu
La course que les années gagnent.

Mon souvenir est ressemblant,
Enfants emportez-le bien vite,
Allez, allez ma vie est dite.
Mon cadavre est doux comme un gant.

Violon

Couple amoureux aux accents méconnus
Le violon et son joueur me plaisent.
Ah! j’aime ces gémissements tendus
Sur la corde des malaises.
Aux accords sur les cordes des pendus
A l’heure où les Lois se taise
Le cœur, en forme de fraise,
S’offre à l’amour comme un fruit inconnu.

Fleurs

Fleurs promises, fleurs tenues dans tes bras,
Fleurs sorties des parenthèses d’un pas,
Qui t’apportait ces fleurs l’hiver
Saupoudrées du sable des mers?
Sable de tes baisers, fleurs des amours fanées
Les beaux yeux sont de cendre et dans la
cheminée
Un cœur enrubanné de plaintes
Brûle avec ses images saintes.

 

[C]

Gabriel Fauré (1845 – 1924) 

Claro de luna, op.46 n°2

Texto de Paul Verlaine (1844 – 1896)

Un paisaje de delicia es tu alma
encantada por máscaras y «bergamáscaras»[2]
que tocan el laúd y bailan casi como
tristes bajo sus ropas de fantasía.

Todo canta en modo menor
el amor triunfante y la vida oportuna
parecen no creer en su dicha
y sus canciones se mezclan con el claro de luna.

Sereno claro de luna, triste y bello,
que hace soñar a los pájaros en los árboles
y sollozar de éxtasis a los surtidores
altos surtidores esbeltos entre mármoles.

Cárcel, op.83 n°1

Texto de Paul Verlaine (1844 – 1896)

El cielo, sobre el tejado,
tan azul, tan sereno
Un árbol, sobre el tejado,
su copa al viento…

La campana, sobre el cielo,
tañe tan ligera.
Un pájaro, sobre el árbol,
canta sus penas.

Dios mío, la vida está ahí mismo
sencilla y sin duelo.
Este apacible rumor
viene del pueblo.

¿Qué ha pasado, que ahora
no dejas de llorar?
¿Di, que has hecho, tú,
de tu juventud?

 

Mandolina, op.58 n°1

Texto de Paul Verlaine (1844 – 1896)

Tanto los que dan serenatas
como las que las oyen, hermosas,
parlotean y tontean
bajo el rumor de las hojas.

Ahí están Tirsis y Aminta
y ellos son Clitandro, el de siempre,
y Damis, que a tanta cruel
versos tan tiernos enciende.

Sus breves levitas de seda
sus largos vestidos de cola
su elegancia, su alegría
sus blandas y azules sombras,

giran y giran en éxtasis
bajo una luna gris y rosa
y la mandolina de cháchara
entre brisa que se deshoja.

Tradución de Estíbaliz Espinosa

Gabriel Fauré (1845 – 1924)

Clair de lune, op.46 n°2
Text by Paul Verlaine (1844 – 1896)

Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques,
Jouant du luth et dansant, et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.

Tout en chantant sur le mode mineur
L’amour vainqueur et la vie opportune.
Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur,
Et leur chanson se mêle au clair de lune.

Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver, les oiseaux dans les arbres,
Et sangloter d’extase les jets d’eau,
Les grands jets d’eau sveltes parmi les marbres.

Prison, op.83 n°1
Text by Paul Verlaine (1844 – 1896)

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Mandoline, op.58 n°1
Text by Paul Verlaine (1844 – 1896)

Les donneurs de sérénades
Et les belles écouteuses
Échangent des propos fades
Sous les ramures chanteuses.

C’est Tircis et c’est Aminte,
Et c’est l’éternel Clitandre,
Et c’est Damis qui pour mainte
Cruelle fait maint vers tendre.

Leurs courtes vestes de soie,
Leurs longues robes à queues,
Leur élégance, leur joie
Et leurs molles ombres bleues,

Tourbillonnent dans l’extase
D’une lune rose et grise,
Et la mandoline jase
Parmi les frissons de brise.

[D]

Claude Debussy (1862 – 1918)

Aparición

Texto de Stéphane Mallarmé (1842 – 1898)

Se puso triste la luna. Serafines a lágrima viva, soñadores
con su arco entre los dedos, en la paz de las flores
vaporosas, tocaban en lánguidas violas
sollozos deslizando por el azul de las corolas.

Era el bendito día de tu primer beso.

Mi fantasía adora atormentarme
y se emborrachó sabiamente del perfume de la pena.
Que hasta sin arrepentirse y sin dolor dejó
de acoger los sueños del corazón que la acogió.

Yo vagaba por ahí, los ojos fijos en la acera de siempre,
cuando con el sol en los cabellos, en plena calle
y a plena tarde, te me has aparecido al sonreír
y he creído ver aquella hada en una aureola de luz
que, a mis dulces sueños de niño, antaño solía venir
para nevar de sus manos entreabiertas
ramilletes blancos de aromáticas estrellas.

 

El Romance de Ariel

Texto de Paul Bourget (1852 – 1935)

Por las montañas al bies
dime, acudirás a la llamada
de tu dulcísimo Ariel
que aseda el musgo bajo tus pies?

¡Adorada Miranda, que haya
tanta brisa quiero
que este aliento tibio rice
las puntas de oro de tu cabello!

Las campanitas de la digital
tintinearán a tu paso;
las rosas silvestres se desharán
en pétalos blancos sobre tu frente.

Bajo el follaje del abedul
tu cabeza de bucles será más rubia
Y allá en lo hondo del valle
verás el agua volverse azul.

El agua del lago luminosa o umbría
espejo cambiante del cielo de estío,
que de tanto gozo sonríe
y se apena entre sombras del día;

Ay, es símbolo del corazón amante
que en la pena o la sonrisa
del que tanto ama se refleja
en la tristeza o en la dicha…

Por las montañas al bies,
dime, acudirás a la llamada
de tu dulcísimo Ariel
que aseda el musgo bajo tus pies?

Tradución de Estíbaliz Espinosa

 

Claude Debussy (1862 – 1918)

Apparition
Text by Stéphane Mallarmé (1842 – 1898)

La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles.
— C’était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S’enivrait savamment du parfum de tristesse

Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d’un Rêve au cœur qui l’a cueilli.
J’errais donc, l’œil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m’es en riant apparue
Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d’enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées.

La Romance d’Ariel
Text by Paul Bourget (1852 – 1935)

Au long de ces montagnes douces,
Dis ! viendras-tu pas à l’appel
De ton délicat Ariel
Qui velouté à tes pieds les mousses ?

Suave Miranda, je veux
Qu’il fasse juste assez de brise
Pour que ce souffle tiède frise
Les pointes d’or de tes cheveux !

Les clochettes des digitales
Sur ton passage tinteront ;
Les églantines sur ton front
Effeuilleront leurs blancs pétales.

Sous le feuillage du bouleau
Blondira ta tête bouclée ;
Et dans le creux de la vallée
Tu regarderas bleuir l’eau.

L’eau du lac lumineux ou sombre,
Miroir changeant du ciel d’été,
Qui sourit avec sa gaité
Et qui s’attriste avec son ombre ;

Symbole, hélas! du cœur aimant,
Où le chagrin, où le sourire
De l’être trop aimé, se mire
Gaiment ou douloureusement…

Au long de ces montagnes douces,
Dis ! viendras-tu pas à l’appel
De ton délicat Ariel
Qui velouté à tes pieds les mousses ?

Traducción del francés de Estíbaliz Espinosa

[1] Todo este poema se basa en el juego de palabras por anfibología del verbo voler: tanto «volar» como «robar» en francés (N. de la T.)

[2] Bergamasques es un juego de palabras con masques (máscaras) y bergamask (una danza rústica de origen italiano asociada a los bufones y payasos).

 

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